ETHIOPIE 2011 : émotions et sensations

Addis Abeba :

Circulez y'a rien à voir !  Un coup d'oeil tout de même au musée national pour renconter notre cousine Lucy (ou du moins une reproduction).

Les hauts plateaux du Tigré :

Entre 2 000 et 2 800 Mètres d'altitude : c'est beau, c'est dépaysant (villages, marchés très rustiques, femmes et ânes à la corvée d'eau, hommes arrivant à ne strictement rien faire sinon marcher aidé de leur bâton sur les épaules. Il n'y fait pas chaud. Les maisons sont en ossature bois et torchis.

Les églises rupestres (Wukro et Atsbi) :

Elles datent du 13ème siècle (antérieures à celles de Lalibela). On ne peut pas dire qu'elles sont belles, mais la visite avec explications sur leur mode de construction et l'histoire de la religion orthodoxe des éthiopiens est des plus intéressantes. Cela sort vraiment de l'ordinaire.

Les fermes de la région cultivent et exploitent les céréales comme au moyen âge : étrange impression de malaise quand on s'arrête, sortant de nos gros 4x4 Toyota Land Cruiser, bardés d'appareils photos que l'on va braquer sous le nez des gens qui travaillent au battage du grain. On se sent voyeurs, voire indécents, mais attirés par ce spectacle de plusieurs siècles en arrière qu'on ne pensait pas pouvoir voir un jour.

Le lac Asale/Karoum - caravanes et forçats du sel :

Alors là on entre en plein dans l'histoire immuable et multiséculaire des caravanes de sel (dromadaires et ânes) transportant les plaques de sel vers les montagnes du Tigré. On est comme dans un film : on est hors du temps ou plutôt on a remonté le temps : extraction du sel à plusieurs avec des bâtons (ou plutôt des branches), puis taille des plaquettes de sel en plein soleil, pataugeant dans un bain de saumure (ou dans la poussière de sel selon les jours). On ne se rend pas bien compte de la situation car les éthiopiens, eux, vivent cela naturellement (en tout cas ils ne montrent pas ce qu'ils en pensent, de nous voir circuler parmi eux, sur leur lieu de travail, à photographier sans arrêt leurs dromadaires et eux qui travaillent !).

Tout autour, sur le trajet entre Amedila et le site d'extraction du sel, le lac salé (en eau ou pas) immensément plat et blanc ou couleur sable, plus ou moins cristallisé, procure des émotions (comme tous les lacs salés visitables par les touristes de par le monde). Que la planète est belle et variée si l'on arrive à s'abstraire de la misère des populations !

Le Dallol :

Est-on encore sur la Terre ?  C'est complètement irréel. Des lacs d'acide bleus, jaunes, verts, rouges, orangés. Des concrétions marron, blanches, jaunes, rouges. des bouillonnements partout, des mini geysers. Et toutes ces couleurs ne sont pas simplement des couleurs : elles sont "fluos". On se ballade là dedans (en respectant les consignes du guide néanmoins) ne sachant plus où donner de l'oeil et de l'appareil photo. J'avais coutume de dire qu'en Inde même un aveugle peut faire de belles photos : j'y rajoute le Dallol. Alors en plus si on fait attention à ce qu'on photographie, je ne vous raconte pas le résultat. Macro, zoom télé, grand angle : autant de façon complémentaires de voir ce site. La meilleure façon restant toutefois l'oeil sans l'appareil photo. Un endroit unique, magique, improbable, inhumain mais absolument magnifique par ces couleurs incroyables.

L'Erta Ale . . . et son lac de lave :

Sur quoi vivons-nous ? Le magma et la lave me fascinent. Là, à 20 mètres en dessous de nous, le lac vit, bouge, éructe irrégulièrement, est agité par des bulles qui explosent, par des zébrures rougeoyantes entourant des lambeaux de peau de lave déjà grise ou noire mais toujours à 1 300 °C, des vagues de lave, qui comme à Etretat, attaquent le pourtour du trou en menaçant de faire effondrer un jour l'endroit où l'on est, à moins de 2 mètres du trou d'où remontent des bouffées de gaz chauds (masques à gaz indispensables par moments) et une température inhumaine qui nous attaque dès qu'on est à un mètre du bord du trou.

Hallucinant ! Fascinant ! Magnifique ! Prenant ! Angoissant !  On ne ressort pas indemne de cette vision et de cette expérience du magma qui est là, vivant. On se rend compte qu'on vit sur une toute petite peau de terre très mince flottant à la surface du magma terrestre. Epoustouflant !

Quant au reste de la caldeira et le pit cratère nord (le magma n'est pas visible mais il n'est qu'à quelque mètres probablement - Haroun Tazieff avait vu les deux lacs de lave de l'Erta Ale) cela ne manque pas non plus d'intérêt et de beauté.

                                                        À voir aussi :

       ☞   Quelques tuyaux

                 Album photos  :   ETHIOPIE 2011

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Date de dernière mise à jour : 08/12/2013

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