ETHIOPIE 2011 : quelques tuyaux

Comment visiter ce secteur d'ETHIOPIE ?

Le Tigré peut se visiter en individuel (même si cela ne doit pas être très facile ni très rapide).

En revanche la dépression du Danakil ne se visite que par l'intermédiaire d'agences locales. En effet, les autorisations de circuler sont accordées par les chefs Afars, lesquels ne négocient pas avec les touristes.

Plusieurs agences européennes (assez peu en réalité) s'aventurent pour proposer ce circuit (par l'intermédiaire des agences éthiopiennes). Les tarifs sont très disparates mais la logistique et la sécurité sont corrélés au prix payé.

Les conditions du circuit :

Compte tenu du climat, les circuits se font généralement de novembre à début avril. En dehors de cette période il fait bien trop chaud (45° à 50 °C). C'est en effet la chaleur à 40°C ou plus pendant une semaine d'affilée qui est éprouvant car dans le même temps, nourriture en quantité plutot réduite, trajets en 4x4 plus que chahutés, marches à pied sur un sol inégal roulant ou coupant, et éventuellement pour certains sommeil allégé (température nocturne, bivouac, etc . . .), quant à faire sa toilette, c'est pot à eau ou lingettes.

Attention : un certificat médical attestant que vous êtes capables de supporter au moins trois jours à 45°C est parfois demandé. Il permet sans doute à l'agence de se couvrir, mais il vous permet surtout de ne pas risquer la crise cardiaque ou pneumonaire en partant dans un voyage sans précaution.

La sécurité :

En général on est accompagné par un ou plusieurs guides afars spécialisés (Dallol, Erta Ale) et par deux ou tois militaires armés (nous n'avions jamais vu autant de kalachnikovs que lors de ce voyage).  Pourquoi ces militaires ? Les Erytréens sont à 30 km du Dallol et ont kidnapé des touristes en 2008. Ils les ont bien traités mais c'est quand même embêtant d'être pris en otage même bien traité. La présence de quelques militaires armés est une dissuasion a priori suffisante car les Erytréens ne semblent pas suicidaires.  Pour nous, ce que nous voyions était tellement beau et intéressant que nous n'avons jamais pensé à de quelconques ennuis malgré les militaires qui nous accompagnaient partout (et nous précédaient souvent).

L'assassinat de cinq touristes à l'ERTA ALE le 17 janvier 2012 a tragiquement démontré que la zone est effectivement très dangereuse.

Le lac Asale/Karoum :

Il arrive que la zone d'extraction du sel soit inondée de 5 à 10 cm d'eau (c'était le cas lorsque nous y étions).  Il est utile dans ce cas d'avoir des tongs pour circuler autour des dromadaires et des travailleurs du sel . . . sinon les chaussures dans l'eau très salée ressortent fort mal en point.

Le Dallol :

Pas de problème particulier (hormis la chaleur) sinon de faire attention à ne pas tremper main ou pied dans les eaux colorées . . . car ce n'est pas de l'eau mais de l'acide quasi pur (PH 0,5 !).

L'Erta Ale :

La montée se fait en trois heures ou trois heures et demi (selon l'âge des participants). Cela ne monte pas beaucoup (600 mètres de dénivelé) mais il faut regarder à chaque pas où l'on met les pieds car le sol est très irrégulier. Les lampes frontales à LED comme on fait maintenant sont indispensables puisqu'il vaut mieux monter de nuit. Ceux qui montent de jour sont vite exténués par la chaleur si le soleil n'est pas caché par des nuages. Ah ! J'oubliais : le trajet fait 13 km depuis le "village" qui sert de camp de base.

Certains touristes ont eu la malchance le 25 décembre 2010 de ne pas pouvoir voir le lac de lave. Un cône s'était formé suite à l'éruption de fin novembre 2010.

Depuis, le cône est presque complètement effondré et le lac est de nouveau visible.

                                                        À voir aussi :

         ☞  émotions et sensations

          Album photos  ETHIOPIE 2011

            N'hésitez pas à nous contacter (lien en haut de cette page) pour toute question sur ce périple.

Date de dernière mise à jour : 08/12/2013

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